Vous êtes ici : 
Accueil du site > Pollution > Une situation critique > L’air dans les villes > Archives > 2003 > Pollution atmosphérique

A la une
Une hydrolienne entre en production
Une situation critique
Changement climatique
L’eau à un juste prix selon l’OCDE.
L’air dans les villes
L’automobiliste première victime de la pollution liée au trafic routier.
Les effets sur la santé
Particules fines mortelles
Informations générales
Capture et stockage du CO2
Solutions et mesures
Normes et règles
Vers un prix du gaz carbonique émis de 100 euros la tonne en 2030.
Actions contre la pollution
Baisse record des émissions de CO2 pour EDF en 2011
Energies alternatives
La centrale hydroélectrique au XXIe siècle : produire plus d’énergie renouvelable en préservant l’environnement
France - mercredi 29 octobre 2003
Pollution atmosphérique

Premier bilan de la pollution atmosphérique de l’été 2003 en France : une situation sans précédent.
Le premier bilan global, dressé par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), de la pollution atmosphérique photochimique (ozone, O3) observée au cours de l’été 2003 en France, confirme qu’une telle situation n’avait jamais été rencontrée depuis 1991, année au cours de laquelle les mesures de l’ozone ont été généralisées à l’ensemble du pays.
Publicité

Les conditions climatiques et les températures exceptionnelles de cet été ont conduit à des niveaux d’ozone particulièrement élevés à la fois dans les zones urbanisées et dans les zones rurales. Des concentrations également très élevés en poussières (PM10) et en oxydes d’azote (NOx) ont été mesurées dans les grandes agglomérations.

Les chiffres de l’été 2003


- De mai à septembre, on a recensé 84 journées avec des dépassements horaires en OZONE de plus de 180 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3/h), c’est-à-dire au-delà du seuil d’information. (Voir carte ci-après).

- La première quinzaine d’août, période la plus chaude, a aussi été la plus polluée de l’été toujours en ozone : on a noté 2700 événements (nombre d’heures cumulées) de dépassement du seuil de 180 µg/m3/h, sur 86 % de l’ensemble des stations de surveillance (426).
C’est également durant cette période que des niveaux élevés de particules et d’oxydes d’azote ont été relevés dans les agglomérations.

- Le seuil d’alerte, que la directive européenne 2002/3/EC du 12 février 2002 fixe à 240 µg/m3/h sur trois heures (ancien seuil 360 µg/m3), a été dépassé durant 13 jours et a concerné les huit régions suivantes : Paca, Ile de France, Centre, Lorraine, Rhône-Alpes, Bretagne, Alsace, Languedoc-Roussillon

- Le paroxysme a été atteint sur la période du 5 au 13 août, période durant laquelle les températures diurnes ont dépassées les 35 degrés en restant très élevées la nuit.

- La durée, en heures cumulées, de dépassement du seuil de 180 µg/m3/h en ozone a été de 55 heures en Provence Alpes Côte d’Azur contre 5h en Bretagne et 10h en moyenne.
La région Provence Alpes Côte d’Azur a été la plus touchée avec 78 jours de dépassement du seuil de 180 µg/m3/h et 8 jours de dépassement du seuil de 240 µg/m3/h. Cette région a connu la concentration maximale horaire la plus forte de l’année avec 417 µg/m3/h.

- Les autres polluants ont été mesurés à de très fortes concentrations, qu’il s’agisse des PARTICULES FINES (PM10) ou du DIOXYDE D’AZOTE (NO2, gaz précurseur de l’ozone). Des indices de qualité de l’air de 6 et 7 (sur une échelle de 1 à 10, très mauvais) ont été relevées dans plusieurs agglomérations. Le seuil d’information en NO2 a été dépassé 3 jours sur l’agglomération parisienne et 1 jour sur l’agglomération strasbourgeoise.

- Cette pollution a touché une grande partie de l’Europe. La France a fait partie des pays européens les plus touchés avec l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne. Dans certaines régions de ces pays, on a enregistré plus de 10 journées de dépassements du seuil d’information.

- En France, plus de 30 millions de personnes ont été soumises pendant des durées pouvant atteindre plusieurs heures, à des dépassements du seuil d’information.

Ce bilan a été dressé par le département Air de l’ADEME à partir des mesures réalisées par les 40 associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA).

Premier bilan de la pollution photochimique observée en France au cours de l’été 2003 (pdf 357 ko)

Informations complémentaires

- La pollution photochimique en France
Le climat de l’ozone en 2001 et sur la période 1991/2001 - Bilan des dépassements du seuil d’information réglementaire

- Le bulletin de la qualité de l’air : une information quotidienne

- Carte : nombre de jours de dépassement du seuil d’information

Contacts :
Service de presse : 01 47 65 24 96

Département Air
christian.elichegaray@ademe.fr, chef du département Air,
joelle.colosio@ademe.fr, animation du système d’information sur la qualité de l’air,
souad.bouallala@ademe.fr, exploitation et diffusion des données de la base de données de la qualité de l’air.
Secrétariat du département : 01 47 65 20 78


Sources : Ademe
Haut de page suivant >


L’air dans les villes
Archives

Publicité