Officiellement membre du groupe ENEL (Institut National pour l’énergie électrique) depuis février 2004, le consortium s’est uni à la région Vénétie, à la ville de Venise ainsi qu’au ministère italien de l’Environnement et de la Protection du Territoire pour la mise en place d’un district à part entière.
Le pole devrait être l’un des plus importants dans le monde pour la production, l’utilisation et l’étude de l’hydrogène. La signature définitive de l’accord de création de celui-ci est prévue pour cette année. Les négociations sont en cours pour l’acquisition d’un site qui pourrait être à Fusina, près de Venise.
L’inauguration prochaine du projet de construction d’une centrale électrique à hydrogène à Porto Marghera, près de Venise, constitue un premier jalon. Cette centrale électrique à cycles combinés et à haut rendement, proche de 98% (les centrales thermoélectriques ont un rendement de 35%), mettra à disposition 20 mégawatts d’électricité et sera alimentée par les installations pétrochimiques de Venise, qui produisent aujourd’hui environ 5000 tonnes d’hydrogène par an.
Avec l’édification d’un second site de l’ENEL, l’ensemble du gaz à disposition permettra également d’alimenter 15.000 voitures, tous les moyens de transport urbains et extra urbains de Venise (avec notamment le projet de vaporetto a gaz pour les lignes du Grand Canal) et de chauffer en partie la ville de Marghera.
Cette initiative marque un renouveau important en Vénétie, lieu symbolique de la transformation des hydrocarbures mais aussi de la précarité environnementale, et le début des applications énergétiques sans émission de gaz à effet de serre et à haut rendement. Les premières applications liées à ce projet sont attendues en 2006.
D’après Il Sole 24 ore, 24 février 2004
BE Italie 18 - Ambassade de France à Rome
Rédacteur : Nicolas Perna à Rome
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