Hyundai Motor a déclaré mardi que son partenaire chinois devrait dénoncer l’accord de coentreprise de 1,1 milliard de dollars qu’il a conclu le mois dernier avec DaimlerChrysler car il constitue une violation d’un accord conclu auparavant entre cette société chinoise, Beijing Automotive Industry Holdings, et le groupe coréen.
Un porte-parole du premier constructeur automobile coréen a précisé que l’accord de coentreprise à 50-50 qu’il a conclu en octobre 2002 avec Beijing Automotive interdit à ce dernier de rechercher d’autres partenaires dans le secteur de l’automobile.
Par la suite, le groupe chinois a signé au début du mois dernier un autre accord, avec DaimlerChrysler, pour la production en Chine de voitures et de camions Mercedes.
"Ils devraient dénoncer cet accord, a déclaré Jake Jang, le porte-parole de Hyundai. Notre contrat avec Beijing Automotive impose clairement l’exclusivité dans le domaine de l’automobile."
Il a toutefois ajouté que, pour le moment, son groupe n’envisageait pas d’action en justice pour faire valoir ses droits.
Avec une participation de 10,65% au capital de Hyundai Motor, DaimlerChrysler est le plus gros actionnaire étranger du constructeur coréen.
Jang a par ailleurs indiqué que la coentreprise Hyundai Beijing Automotive comptait produire cette année 52.000 exemplaires de la berline Sonata, soit plus que son objectif initial de 50.000 unités.
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