Vous êtes ici : 
Accueil du site > Magazine > Archives > 2004 > Juin 2004 > A la une > Compromis à l’Opep sur une hausse de production en deux temps


Juin 2004
Edito
Le réchauffement climatique dans les salles de cinéma.
A la une
Compromis à l’Opep sur une hausse de production en deux temps
Le jour d’Après : déjà une parodie
La 15eme Conférence mondiale sur l’énergie hydrogène à Yokohama aura lieu du 27 juin au 2 juillet
Conférences “tri(s) à l’extrême” les mardi 15 et mercredi 16 juin 2004
Greentech 2005 - Un colloque international sur les matières premières renouvelables à Potsdam
Climatisation à l’aide du soleil et de la chaleur
E&DDM - Solutions énergétiques propres - mai 2004.
Un réacteur pour produire de l’hydrogène en développement au BARC à Bombay
Dossiers du mois
Transport propre
Pollution de l air
Du côté des constructeurs
Véhicules du futur
Portrait
Energie
Economie_Finance
Societe
International
Breves_du_mois
Beyrouth - jeudi 3 juin 2004
Compromis à l’Opep sur une hausse de production en deux temps

L’Opep a conclu un compromis pour relever en deux temps son plafond de production, de deux millions de barils à partir du 1er juillet, soit 8%, et de 500.000 barils le mois suivant, a-t-on appris auprès des pays membres.
Publicité

L’accord obtenu dans la capitale libanaise, qui portera en juillet le plafond global de production des onze pays membres du cartel à 25,5 millions de barils par jour, a déçu ceux qui, sur les marchés, attendaient un geste plus fort de l’organisation.

L’augmentation supplémentaire de 500.000 barils est prévue après une nouvelle réunion ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole le 21 juillet.

"C’est un bon accord. Nous serons en mesure de tester l’impact de cette politique sur le marché pétrolier avant de nous rencontrer à nouveau en juillet", a déclaré le ministre qatari du Pétrole, Abdoullah Attiyah.

Il apparaît comme le résultat d’un compromis entre l’Arabie saoudite et des pays comme l’Iran ou le Venezuela qui redoutent qu’un relèvement trop brusque des quotas ne provoque un effondrement des cours.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, a d’ailleurs indiqué que l’Opep pourrait annuler la hausse de 500.000 bpj en août si elle juge les cours trop bas en juillet.

L’Arabie, premier producteur de l’Opep, poussait en faveur d’une hausse immédiate du plafond de 2,5 millions de bpj.

Elle veut éviter une poursuite de la flambée des cours qui pèserait sur la croissance économique mondiale et en retour, réduirait la demande globale de brut.

UNE PRODUCTION REELLE SUPERIEURE

Les marchés, qui s’attendaient à un relèvement plus important des quotas, ont réagi à la décision de Beyrouth par une nouvelle hausse.

A 14h00 GMT, le contrat à terme échéance juillet sur le brut léger américain gagnait 45 cents à 40,41 dollars le baril.

"Oubliez la promesse d’une augmentation supplémentaire de 500.000 barils. On en est à deux millions. Le marché était convaincu que ce serait 2,5 millions de barils. Cela pourrait donc fortement relancer la hausse des cours", a déclaré Nauman Barakat, de la société de courtage Refco à New York.

Les cours du pétrole se maintiennent autour de la barre symbolique des 40 dollars depuis trois semaines, le marché s’inquiétant des risques de perturbation de l’offre par des attaques au Moyen-Orient alors même que la demande mondiale augmente et que les infrastructures de raffinage aux Etats-Unis sont proches de la saturation.

Les craintes sur la sécurité des installations pétrolières ont été attisées le week-end dernier par la prise d’otages meurtrière de Khobar, en Arabie saoudite, revendiquée au nom d’Al Qaïda.

Quelles qu’en soient les modalités, l’accord de l’Opep ne devrait guère modifier la production réelle de brut.

Les pays membres de l’organisation - qui assurent au total plus de la moitié des exportations mondiales - pompent en effet déjà 2,3 millions de bpj de plus que prévu par le plafond officiel, aujourd’hui de 23,5 millions.

Prenant acte de cet état de fait, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, les deux seuls pays de l’Opep à avoir d’importantes capacités de production excédentaires, se sont engagés, indépendamment des décisions prises à Beyrouth, à augmenter leur production effective d’environ un million de bpj en juin pour répondre à la hausse de la demande.

Ryad a également fait savoir qu’elle pourrait pomper encore davantage si nécessaire en août.

Les ministres ont par ailleurs indiqué ne pas avoir discuté d’un éventuel relèvement de la fourchette cible de prix, actuellement située entre 22 et 28 dollars le baril.

Mais le ministre iranien Bijan Zanganeh a estimé que les pays consommateurs pourraient s’accommoder d’un nouvel objectif de prix supérieur préconisé par Téhéran, qu’il a situé entre 28 et 34 dollars le baril.


Rédacteur : François Deoun
Haut de page suivant >


Archives mag

Publicité