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Novembre 2003
Edito
Les Japonais creusent l’écart au 37e Tokyo Motor Show
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Les technologies non polluantes sont à l’honneur au 37eme Tokyo Motor Show,
L’étendue du choix dans le nouveau segment des voitures à pile à combustible est-il le symbole d’une réalité technologique et commerciale ?
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- mercredi 8 octobre 2003
Les Japonais creusent l’écart au 37e Tokyo Motor Show

Le salon de Tokyo met en avant les technologies non polluantes des constructeurs japonais, reflétant les tendances du marché pour les années à venir.
Mais quand trouverons nous des véhicules propres dans nos concessions ?
Les voitures à hydrogène, ce ne sera pas avant la deuxième décennie au plus tôt.
Toyota et General Motors ont quelques encablures d’avance sur leurs concurrents. Ils produisent eux-mêmes leur piles à combustibles, qu’ils ambitionnent de commercialiser au plus vite. C’est chose faite à l’échelle de quelques unités pour Toyota. De son côté, General Motors annonce un début de production en série pour 2008-2010, mais pas de passage à la vente de masse avant la fin de la prochaine décennie.
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Les autres constructeurs se contentent pour l’instant d’intégrer des piles à hydrogène développées par des entreprises tierces telles que le canadien Ballard ou l’américain United Technology Compagny-Fuel Cell.

Les marchés mondiaux sont alléchants. Le Japon est le premier Eldorado pour les constructeurs les plus avancés dans la course à l’hydrogène. Cinquante mille véhicules utilisant cette technologie devraient y circuler dès 2010 et ce chiffre pourrait s’élever à 5 millions en 2020, d’après les shémas du Meti (ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie). Le gouvernement japonais donne d’ailleurs l’exemple, puisqu’il a intégré les premiers modèles disponibles dans son parc de voitures officielles. Quelques bus à hydrogène circulent également à Tokyo.

La voie des transports en commun est celle qu’ont préféré emprunter les autorités européennes : le programme CUTE a mis en circulation une trentaine de bus à piles à combustible (fabriqués par Daimler-Chrysler) dans 10 villes européennes, dont Londres, Amsterdam et Madrid. Fiat équipera en 2005 le projet Citycell, grâce auquel la Ratp va bientôt acquérir son premier bus à hydrogène. Les recherches menées sur de grosses piles à combustion stationnaires pourront permettre d’alimenter des réseaux de tramways.

Et en attendant ?

Dans l’immédiat, et après l’échec du tout électrique, les solutions alternatives se portent sur des véhicules hybrides, comme :
le Prius de Toyota, (2004),
les Honda Civic et Insight, (2004),
le Ford Escape Hybrid , (2005),
le Lexus RX SUV, (NA),
les Daimler-Chrysler Dodge Ram Pickup (2005) et Mercedes S-class (2006),
et chez General Motors le Saturn VUE (2005), le Chevy Equinox (2006), le Chevy Malibu (2007) et le GMC SUVs (2007)

Sans oblier l’offre très importantes des véhicules thermiques à faible taux d’émission (de polluants) et les modèles bicarburations. L’ademe classe ces véhicules en fonction de leur valeur d’émission de CO2. Consultez le palmarès Ademe pour identifier les véhicules les moins polluants.

Mais, face au problème grandissant de la pollution atmosphérique lié au transport, il ne faut pas attendre que le marché automobile (constructeurs et pouvoir public) nous dicte la règle de ce qu’il faut acheter pour se déplacer « propre ». Il faut absolument changer nos modes de consommation face, à l’automobile en particulier et, au transport en général.
Cela passe par des comportements individuels simples ( Avez-vous la Clean-Attitude ?), pousser nos responsables politiques à une certaine prise de conscience et au courage politique et aussi, inciter les acteurs économiques à nous proposer des solutions de transport alternatif (lire notre édito d’octobre)

37eme Tokyo Motor Show

Organisé tous les deux ans dans la banlieue de Tokyo (1,4 million de visiteurs attendus), a pris place du 22 Octobre au 5 Novembre dans la préfecture de Chiba à Makuhari Messe.
Des véhicules à piles à combustible, respectueux de l’environnement, aux prototypes truffés d’électronique embarquée : près de 600 voitures et motos sont exposés, dont 38 d’origine nippone en exclusivité mondiale, selon l’association des constructeurs automobiles japonais (JAMA) chargée d’organiser l’événement. Les constructeurs étrangers lancent, quant à eux, cinquante nouveaux modèles dans l’archipel, deuxième marché mondial avec 5,8 millions de véhicules vendus en 2002.

Les designers sont désormais convaincus que l’industrie automobile est en mutation, en train de passer du traditionnel moteur à essence aux nouvelles énergies (système hybride et piles à combustible).

D’ailleurs, l’ambiance festive et macho des précédents salons de Tokyo a quelque peu cédé du terrain cette année à des présentations plus sobres, axées sur l’écologie, l’environnement et l’innovation technologique.

Premier constructeur japonais, Toyota Motor a joué la carte du futur avec le PM, un véhicule électrique gris métallisé à siège unique ressemblant à une capsule spatiale. L’ergonomie du PM, conçue pour envelopper son chauffeur "presque comme un gant" selon Toyota, propose un espace intérieur indépendant du système de suspension. Un écran virtuel embarqué dans le prototype permet de localiser automatiquement d’autres PM et de partager de l’information.

Autre vedette du salon, le Kiwami ("extrême" en japonais) présenté par Honda, est un prototype de berline non polluante à piles à combustible. Honda avait déjà réussi une avancée technologique ce mois-ci en annonçant la conception d’une nouvelle pile à combustible capable de résister à des températures allant jusqu’à - 20°. Les véhicules à piles à combustible fonctionnent à l’électricité générée par une réaction chimique, à l’aide d’hydrogène liquide. Ils n’émettent pas de gaz à effet de serre, mais ils rencontraient jusqu’alors des problèmes en cas de gel.

Du côté de Nissan, le prototype baptisé Effis, alimenté par une simple pile au lithium, se distingue des autres modèles exposés sur le stand de la filiale de Renault.

Autre innovation technologique, le véhicule de sport RX-8 de Mazda, actuellement à l’essai, possède un moteur à piston rotatif et fonctionne à partir d’un système hydride combinant essence et hydrogène.

Daihatsu, filiale de Toyota, présente lui un mini-véhicule hybride de quatre places nommé UFE-II. Ce prototype, ultra-léger car fabriqué avec de l’aluminium et de la résine, est très économique puisqu’il peut parcourir 60 km avec un litre d’essence.


Sources : Clean@uto.com


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